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Papier Peint Jaune

Décors de cinema - Exercice du DPEA Sceno - 2017

Aurélien Izard, Coline Lequenne, Clémence Gabilleau, Margarita Robert, MarionPrevel, Benjamin Mornet, Elise André, Line Mückensturm, Jennifer Colman

Du texte « le Papier Peint Jaune » de Charlotte Perkins, nous avons rassemblé des extraits pour créer une scène où Charlotte, l’héroïne de la nouvelle, perd pied et glisse dans un délire, seul échappatoire de son quotidien de femme de l’Amérique Victorienne de la fin du XIXème siècle .

Installée dans une maison de campagne, enfermée dans une chambre « pour son bien et son repos », cette femme rompt son insupportable solitude en s’imaginant une compagne : une femme silhouette enfermée dans les grilles constituées par les motifs du papier peint.

L’adaptation que nous faisons du Papier Peint Jaune, conserve le contexte historique dans lequel se déroule le roman : fin du XIXème siècle.

Deux déclinaisons différentes sont affirmées :
- A- un regard objectif, par regard objectif nous entendons un regard réaliste à hauteur d’œil qui n’est pas celui de Charlotte mais celui d’un personnage en dehors de la narration.
- B- un regard subjectif où nous sommes dans les yeux de Charlotte au travers desquels nous voyons. Ces moments sont des scènes irrationnelles d’une femme délirante.

Nous faisons du papier peint, omniprésent dans le texte, notre élément principal. Celui-ci est décliné selon trois procédés pour traduire les différents délires de Charlotte, entre hallucinations et sentiment d’enfermement.
La silhouette qui semble dans un premier temps être l’ombre de la jeune femme prend son indépendance (jeu d’ombres avec la transparence du papier peint). Charlotte s’approche du mur tapissé, le touche et fini par entrer dans le papier-peint (utilisation d’un moucharabieh aux motifs reprenant celui du papier peint). Il devient la cage matérialisant le carcan social dans lequel elle est enfermée. Le paroxysme sera transposé dans un diorama de papiers animés (décor affirmé en tant que tel, comme dans les films : « Le Cabinet du Docteur Caligari » de R. Wiene, « La petite marchande d’allumettes » de Renoir, ou encore « La Sciences des rêves » et « Be kind rewind » de Michel Gondry.)

La couleur de la photo sera travaillée en gardant cette couleur jaune que dégage le papier peint : moutarde sale et un doré oxydé.
L’atmosphère du film sera travaillée uniquement par la lumière pour accentuer l’irréalisme, les expressions et les jeux d’ombres lors des visions de Charlotte.

L’ensemble des scènes est éclairé à la lueur de la lune (blanche et froide) et de la flamme d’une bougie et/ou lampe à pétrole ( chaude et vibrante). La dernière séquence sera la seule à se dérouler au soleil levant.

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